Résumé

Paul Broise Le cimetière de Dixmude (octobre-novembre 1914… (1917)

Plus tard, quand nos enfants - ces réserves futures Avides d'applaudir aux nobles aventures, Verront, par un matin de printemps radieux, Défiler un drapeau dont les plis glorieux Portent la double croix décernée aux plus dignes, Quand on leur aura dit que ces nobles insignes Sont la rançon du sang prodigué sur l'Yser, Tous, le cœur frémissant, s'écrieront de concert : « En soutenant l'honneur de la France meurtrie, Les Bretons de Dixmude ont sauvé la Patrie ! »
Source : Gallica

Paul Broise Le cimetière de Dixmude (octobre-novembre 1914… (1917)

Nous entrons à Dixmude au soir du seize octobre.
Un horizon sans borne, un paysage sobre, Quelques maigres tilleuls au doux bruissement.
Hors la mer, on dirait un Pont L'Abbé flamand.
— Tragique Pont L'Abbé. dont une pierre noire Pour jamais dans les temps marquera la mémoire, Hier simple bourgade au nom presqu'inconnu, Dont aujourd'hui l'on est fier d'être revenu.
Surtout sous ce ciel bas et grisâtre d'automne, Qu'elle semble vieillotte, et morne, et monotone, La Grande place vide où s'alanguit l'Yser.
Peu de gens, pas de bruit. on se croit au désert.
Source : Gallica

Paul Broise Le cimetière de Dixmude (octobre-novembre 1914… (1917)

Tandis que l'ennemi, fort de trois corps d'armées, Sur nos positions à la hâte formées Se rue en un élan qu'on ne peut contenir, Sur Dixmude, de loin, se concentre leur tir : La ville n'est bientôt qu'un monceau de décombres Où, les traits égarés, errent, comme des ombres, Les rares habitants à rester entêtés.
Source : Gallica

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