Raymond Poincaré,
Au service de la France — L’année trouble
“ Le vieil empereur d’Autriche-Hongrie, François-Joseph, meurt le 21 novembre, épuisé de fatigue. Il avait quatre-vingt-sept ans et n’avait pas quitté un instant sa table de travail. C’était un souverain riche en bonnes intentions, de ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé. Il n’a pas voulu le mal ; il n’a pas voulu la guerre ; mais il s’est entouré de gens qui ont fait les deux. Sans l’ultimatum de l’Autriche à la Serbie, sans l’occupation de Belgrade, sans l’invasion de la Serbie, l’Allemagne n’aurait pas eu de prétexte pour nous attaquer [1] . ”
