Résumé

Portrait de Raymond Poincaré Raymond Poincaré Au service de la France — L’année trouble

Le vieil empereur d’Autriche-Hongrie, François-Joseph, meurt le 21 novembre, épuisé de fatigue. Il avait quatre-vingt-sept ans et n’avait pas quitté un instant sa table de travail. C’était un souverain riche en bonnes intentions, de ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé. Il n’a pas voulu le mal ; il n’a pas voulu la guerre ; mais il s’est entouré de gens qui ont fait les deux. Sans l’ultimatum de l’Autriche à la Serbie, sans l’occupation de Belgrade, sans l’invasion de la Serbie, l’Allemagne n’aurait pas eu de prétexte pour nous attaquer [1] .
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Portrait de Raymond Poincaré Raymond Poincaré Au service de la France — L’année trouble

Octobre 1916.
Quoique encore violemment bombardée sur la ville et sur les forts, la place de Verdun paraît maintenant sauvée [1] . Notre vie recommence telle qu’auparavant. La France est toujours aussi belle, aussi héroïque, aussi glorieuse. Nos troupes sont toujours aussi vaillantes, les petitesses dont le gouvernement est quelquefois témoin continuent comme hier, ainsi que les commérages des couloirs parlementaires. Pour échapper à l’atmosphère dans laquelle je vis à Paris, je multiplie mes visites aux diverses armées.
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Portrait de Raymond Poincaré Raymond Poincaré Au service de la France — L’année trouble

L’amiral Lacaze insiste sur l’urgence qu’il y a à prendre des mesures de sécurité pour notre armée de Salonique. Briand l’interrompt à plusieurs reprises, se répand en considérations volontairement obscures, cherche des diversions et finit par obtenir que rien ne soit décidé.
L’heure sonnera bientôt où je serai dans l’obligation de mettre à la tête du gouvernement un homme qui sacrifiera tout à la guerre et qui saura vouloir.
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