Francis Charmes,
Chronique de la quinzaine, histoire politique - 30 novembre 1915
“ Ce n’est pas que nous ayons douté de la sincérité du gouvernement hellénique. On ne rompt pas du jour au lendemain avec une longue tradition d’amitié. La Grèce sait fort bien ce qu’elle doit à la France, à l’Angleterre, à la Russie, et nous lui rendons la justice qu’elle se plaît à le reconnaître. Nous travaillons d’ailleurs pour elle, quand nous luttons pour l’indépendance des Balkans. D’où viennent donc ses hésitations, ses réserves, ses réticences? D’où vient qu’elle affirme sa neutralité sur un ton tragique et presque éperdu ? Nous l’avons déjà dit, c’est qu’on a peur à Athènes. ”
