Edmond Vermeil

Résumé

Edmond Vermeil Revue des Deux Mondes

Notre prestige moral a grandi. Nous avons la sympathie des neutres et de tous ceux qui, en France et en Angleterre, en Italie et en Amérique, luttent contre le militarisme et le capitalisme. Voilà une alliance qui vaut mieux que l’ancienne Triplice ou l’Entente elle-même. Nous aurons notre revanche. Une fois de plus, c’est l’Allemagne qui sauvera et régénérera le monde.
Quant aux démocrates, ils préconisent plus que jamais une politique moyenne entre l’extrême gauche et l’extrême droite, ce qu’on est convenu d’appeler « la dictature du milieu. »
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Edmond Vermeil Revue des Deux Mondes

Parce que, chez nous, les individus ne savent pas se proposer à eux-mêmes un but d’action. Ils préfèrent tous être des instruments dociles entre les mains d’autrui. Nous accusons les autres peuples de haïr l’esprit allemand ; c’est nous qui le haïssons, nous, le peuple de l’organisation, de la science, des fabriques et des casernes. C’est nous qui, par lâcheté, avons désiré l’état autocratique. La lâcheté morale consiste à se mentir à soi-même, à s’imaginer qu’un ordre extérieur peut se substituer aux exigences secrètes de la conscience. Il faut que nous naissions à la vie politique.
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Edmond Vermeil Revue des Deux Mondes

Comment l’Entente ferait-elle aux travailleurs de sérieuses concessions ? Seule, l’Allemagne nouvelle a l’intention ferme de donner à la question sociale, dans le monde, une solution définitive... Seule, elle veut un règlement international du travail. Elle ne peine pas seulement pour la paix des peuples et le désarmement, mais encore pour la paix sociale. Elle entend mettre fin, non seulement aux batailles, mais encore aux hécatombes dont les conditions actuelles du travail sont la cause. Son idéal, c’est la Société des Nations complétée par la protection internationale des travailleurs.
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