Résumé

Portrait de Ernest Lavisse Ernest Lavisse Les Partis socialistes en Allemagne

Sans doute le Parloir ne regarde pas comme parfaite l’organisation de la société : l’association qu’il représente cherche la réforme des rapports de l’ouvrier et du patron; elle a, comme les autres, sa caisse des grèves, c’est-à-dire ses armes, au moins ne les montre-t-elle pas à tout propos et n’est-elle point provocante. Son journal recommande sans cesse au travailleur la modération dans ses désirs et l’amour de son art. Un jour par exemple, le Parloir met en scène un tourneur qui, derrière sa vitre tachée de pâte, regarde dans la cour enfumée de la fabrique.
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Cette disposition d’esprit sert à merveille la politique de la Prusse, car elle induit les Allemands à mettre au-dessus des lois humaines l’intérêt de l’Allemagne, et, comme les questions d’intérêt sont des questions de force, à tout sacrifier pour l’organisation d’une force redoutable. De là cette colère du socialisme contre un sentiment si bien exploité par le grand ennemi, et les efforts qu’il fait pour détruire le patriotisme au profit de la fraternité universelle, c’est-à-dire de l’Internationale.
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Le socialisme, dit Bebel, n’est plus une question de théorie, c’est une question de force, qui sera dénouée, non dans un parlement, mais dans la vue et sur le champ de bataille. Si nous avons derrière nous la masse des travailleurs de Berlin, nous pouvons dire : Berlin est à nous ! Et si Berlin est à nous, nous pouvons dire que l’Allemagne nous appartient, car à Berlin est le grand ennemi et doit être frappé le grand coup !
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