Résumé

Imbart de la Tour Le Pangermanisme et la philosophie de l’histoire - lettre à Henri Bergson

De l’évolution inconsciente et aveugle ou de la raison et de la conscience ? Subirons-nous la tyrannie de la force ou mettrons-nous la force au service du bien ? Le monde sera-t-il organisé par le mécanisme ou la coopération ? Par la guerre, la barbarie, ou par ces idées de droit, de devoir, de justice dont nous portons en nous l’impérissable empreinte ? L’humanité sera-t-elle enfin livrée au règne de la Bête, se résignant, inerte et passive, à la fatalité du mal et à la pire des servitudes, ou verra-t-elle, avant de disparaître, se lever l’aube du royaume de Dieu ?
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Imbart de la Tour Le Pangermanisme et la philosophie de l’histoire - lettre à Henri Bergson

« Ses lois sont les droits de ses membres ; son sol, ses montagnes, sa lumière et ses eaux, leur patrie ; son histoire est leur histoire... Tous ses biens sont leur propriété, comme s’il les avait investis lui-même. Leur vouloir est son vouloir. Et c’est cette communauté qui est l’esprit d’un peuple. » Mais, en retour, c’est en tant qu’il participe à l’Etat que l’individu est capable de vérité, de moralité, de liberté ; car la liberté vraie, c’est-à-dire l’absence de toute limite, l’Etat seul la possède.
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Imbart de la Tour Le Pangermanisme et la philosophie de l’histoire - lettre à Henri Bergson

Les sciences particulières ont assoupli, élargi leurs méthodes, l’esprit ayant compris que plus d’un procédé s’offrait à lui pour pénétrer dans le cercle immense qui était hors de lui. L’étude de l’humanité comme celle de la nature ne peut que gagnera ces précisions. Qu’est donc l’histoire, en vérité ? Un simple récit des faits ?... Elle nous apprendrait peu de choses, si elle se bornait à raconter ou à décrire. Comme toute science, elle aspire à atteindre, à étreindre le réel. Or, ici, le réel, c’est le passé humain.
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