Résumé

R. Bianquis Revue des Deux Mondes

« l’Allemagne est le gaillard jeune et vigoureux, dont les épaules s’élargissent d’elles-mêmes, dont les muscles s’endurcissent d’autant plus que la lutte est plus rude. » L’Allemagne enhardie ne dira plus désormais : l’Angleterre ou moi. Elle dira : l’Angleterre ou moi, sûre d’avance de son succès.
Ce qui va passer des mains de l’Angleterre aux mains de l’Allemagne, c’est l’honneur suprême de représenter dans le monde l’Europe, les peuples blancs. L’Europe est le continent blanc par excellence. Elle a donné naissance à la race qui domine toutes les autres races et les dépasse.
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R. Bianquis Revue des Deux Mondes

Or il apparaît que la civilisation a survécu à la guerre et à ses désastres ; des œuvres d’art ont pu périr, des trésors de science et d’érudition devenir la proie des flammes : qu’importe, au fond ? Les pierres et les livres sont choses extérieures et mortes, la civilisation vraie est intérieure et vivante ; Elle est une certaine capacité de sentir et d’agir, une certaine réceptivité intérieure, une disposition du cœur, de l’esprit et de la volonté à répondre aux impulsions supérieures, un don d’inventivité aussi, et de création toujours nouvelle.
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R. Bianquis Revue des Deux Mondes

Si l’on hait les Allemands, d’après L.-D. Frost, c’est qu’ils sont les trouble-fête de l’Europe par leur acharnement au travail ; sans eux on vivrait une idylle perpétuelle, sans eux le négociant de Londres ou de Paris pourrait impunément se lever une heure plus tard et se coucher une heure plus tôt. « C’est le travail allemand qui est haï et redouté et que l’on accuse calomnieusement de n’être que servilité et platitude, absence de dignité humaine et d’amour-propre individuel ; c’est à lui seul qu’on fait la guerre. »
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