Paul Gaultier

Résumé

Paul Gaultier Revue des Deux Mondes

C’est l’Allemagne dont il parle, c’est l’Allemagne qu’il désigne ; une fois de plus, elle croyait la France morte : elle ne sentait pas battre son cœur. Et Quinet s’écriait, dans une révolte de son âme : « Eh ! Messieurs, je vous le jure, mon pays n’est pas mort ; il vit, n’en doutez pas ! » Mais d’où lui venait ce sentiment du péril, qui menaçait la France et la civilisation française ? Non pas seulement de son sens historique, ni de ses conversations d’outre-Rhin, mais de la connaissance profonde qu’il avait de l’Allemagne, de ses penseurs et de ses poètes.
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Paul Gaultier Revue des Deux Mondes

Dieu n’est, d’ailleurs, le terme que parce qu’il est le créateur : il n’est à la fin que parce qu’il est au principe. De ces hauteurs, aussi bien, la philosophie de la contingence prend tout son éclat et gagne toute sa signification. Il n’y a, en effet, pour la suivre jusqu’au bout, de contingence dans le monde et de liberté dans l’homme que parce que le monde et l’homme sont issus tous deux de l’acte souverainement libre d’une volonté chez qui, à l’inverse de la nôtre, le pouvoir égale le vouloir. Le monde entier n’est pas, en retour, sans présenter un reflet de la divinité.
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Paul Gaultier Revue des Deux Mondes

Il devra être curieux de tout, devenir savant, artiste, lettré. Il devra, d’un mot, ouvrir ses fenêtres, ne pas craindre même de courir le monde. Bien plus, il devra être un homme, un citoyen comme les autres, que dis-je ? plus que les autres sage et vertueux. Du philosophe, en la modernisant, M. Boutroux restaure l’antique grandeur : en lui, il voit, par excellence, le sage. De plus, le philosophe se doit à lui-même et doit aux autres de leur faciliter l’accès de sa propre pensée : nouvelle raison qui s’impose à lui de vivre comme eux et avec eux !
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