A. Deloffre

Élements biographiques

A. Deloffre,  Les prisonniers de Voncq : épisode de l'invasion allemande dans les Ardennes… (1873)

“ Après avoir passé la nuit dans l'humide église de Juniville, les trente prisonniers de Voncq partent à onze heures du matin et se rendent à Reims, en passant par Menil-Lepinois, Warmeriville et Vitry. Ils arrivent à Reims à neuf heures du soir, pâles, défaits, ployant sous le poids de la fatigue, épuisés par les insomnies et les inquiétudes, presque tous atteints de dyssenterie, mourants de faim.
On les jette en prison comme des criminels et on les entasse, d'une façon odieuse, dans une salle étroite et insuffisante.
”
Source : Gallica

A. Deloffre,  Relation du bombardement de la ville de Landrecies (1871)

“ Pendant que la batterie prussienne envoie la mort et la destruction, des artilleurs de la mobile courent en ville chercher une pince et un marteau afin d'enfoncer les portes de la poudrière, dont les clefs sont égarées. Impossible de rien trouver dans le désordre qui règne en ville. Les habitants, surpris, errent dans les rues, exposés à un feu épouvantable. Les femmes et les enfants se sauvent dans les casemates et les souterrains de la ville et de la ville basse, bravant les obus qui tombent autour d'eux. ”
Source : Gallica

A. Deloffre,  Relation du bombardement de la ville de Landrecies (1871)

“ La tour de l'ancienne poudrière et l'arsenal sont criblés de boulets. La nouvelle poudrière était recouverte de terre et d'un épais blindage qui la mettaient à l'épreuve de la bombe. Si elle eût éclaté, la ville entière sautait. Ce malheur pouvait arriver; le paratonnerre qui surmonte ce bâtiment servait de point de mire aux ennemis.
Un grand nombre de projectiles atteignent l'église, perçent la toiture et la voûte de la nef principale. Un obus pénètre dans l'intérieur de l'édifice, traverse le buffet d'orgues, fracasse un lustre, et va se loger sur le maître-autel
sans éclater.
”
Source : Gallica

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