Eugène Hennebert, Le bombardement de Paris par les Prussiens… (1872)
“ De là l'origine d'un commerce bizarre : on ne rencontra plus dans les rues que des marchands d'éclats d'obus. Le projectile entier, dégarni de sa charge de poudre, était exposé aux vitrines des armuriers et atteignait à des prix fabuleux. Après le bombardement, tous les morceaux de ferraille prussienne, tous les fragments du métal psychologique furent soigneusement ramassés, et l'on vit se développer une industrie d'un genre nouveau, c'est-à-dire confectionner en éclats d'obus une foule d'objets de curiosité qui surent trouver place sur les étagères des plus grands magasins du boulevard. ”
