Résumé

Eugène Hennebert Le bombardement de Paris par les Prussiens… (1872)

De là l'origine d'un commerce bizarre : on ne rencontra plus dans les rues que des marchands d'éclats d'obus. Le projectile entier, dégarni de sa charge de poudre, était exposé aux vitrines des armuriers et atteignait à des prix fabuleux. Après le bombardement, tous les morceaux de ferraille prussienne, tous les fragments du métal psychologique furent soigneusement ramassés, et l'on vit se développer une industrie d'un genre nouveau, c'est-à-dire confectionner en éclats d'obus une foule d'objets de curiosité qui surent trouver place sur les étagères des plus grands magasins du boulevard.
Source : Gallica

Eugène Hennebert Le bombardement de Paris par les Prussiens… (1872)

Eh bien, quelle est la valeur vraie de ce moyen d'attaque qu'ils considèrent comme infaillible? Le bombardement est-il donc irrésistible, ainsi qu'ils le disent, et toute place bombardée doit-elle fatalement se rendre à bref délai? Tout espoir est-il perdu, tout moyen de défense est-il à répudier dès l'heure du premier déluge de projectiles destinés à inonder la ville forte qui répugne à l'idée de sonner la chimade ?
Non, malgré les étonnants progrès de l'artillerie moderne,
les bombardements ne sont guère plus redoutables qu'autrefois.
Source : Gallica

Eugène Hennebert Le bombardement de Paris par les Prussiens… (1872)

Grâce à la Prusse, il n'en sera plus ainsi. Avertis par nos malheurs, les peuples vont s'armer de fond en combles. En Europe tout le monde portera les armes et, quand viendront les luttes prochaines, quand tomberont sur les champs de bataille non plus seulement des soldats, mais des représentants du progrès en tout genre, des chefs d'industrie et des poëtes, des artistes comme Henri Regnault, des savants comme Gustave Lambert, alors on comprendra ce que sont la guerre et la civilisation retrouvées par la race prussienne.
Source : Gallica

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