Eugène Hennebert

Résumé

Eugène Hennebert Les torpilles (1884)

En France, il a été constaté qu'une torpille de 2000 kilogrammes de poudre, par 40 mètres de submersion, peut faire une brèche de 6 mètres de diamètre dans les fonds d'un navire mouillé à son aplomb ; que, jusqu'à la distance de 65 mètres, l'onde de refoulement crève ou aplatit des carcasses de torpille en fonte; que, si quelque carène passe à moins de 65 mètres d'une torpille, ses bordages se disjoignent et crachent leurs étoupes; enfin, que l'on ne saurait mesurer, au juste, la distance à laquelle un navire peut s'aventurer impunément dans les eaux d'une torpille.
Source : Gallica

Eugène Hennebert Les torpilles (1884)

La torpille à l'ancre avait son enveloppe métallique mariée à une boîte de sapin emplie de liège, et se trouvait ainsi plus légère que l'eau. Elle était maintenue à la profondeur voulue par le moyen d'un cordage passant par l'anneau d'un poids de soixante livres, noyé et solidement ancré par le fond. L'allumeur consistait en une petite boîte de cuivre vissée au cylindre de la torpille, boîte armée d'un levier à longue branche, lequel tenait bandée une platine de fusil destinée à enflammer l'amorce. Le moindre choc d'un corps solide extérieur provoquait l'explosion.
Source : Gallica

Eugène Hennebert Les torpilles (1884)

Tenant lui-même à la main le levier de l'appareil percuteur, il porta sa torpille sous le flanc du navire, et lâcha la détente. Aussitôt l'Albemarle s'abîma, mais en entraînant sous les eaux l'embarcation fédérale. Le brave Cushing put heureusement se sauver à la nage avec quelques-uns de ses compagnons.
On voit que, durant cette guerre de la Sécession, les Américains ont employé de mille manières les fourneaux submergés ; et qu'ils en ont singulièrement fait varier les dimensions, la forme et le mode d'action.
Source : Gallica

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