Avouerie

Définition et enjeux

Charles Salmon Notice sur les château, seigneurie et village de Boves… (1858)

Au XIIIe siècle, on donnait aussi le nom d'avouerie à un fief au moyen duquel une abbaye achetait la protection d'un seigneur puissant.
Cependant, comme l'avouerie de Corbie était parlagée entre cinq seigneurs, elle n'était pas à beaucoup près aussi profitable que le vidamé d'Amiens, dont les revenus n'étaient point partagés. Par conséquent, le titre d'avoué de Corbie n'a jamais dû être d'un prix tel pour les seigneuis de Boves qu'ils aient dû nécessairement offrir leur propre héritage pour en acquérir la possession.
Source : Gallica

Baron Misson Le Chapitre noble de Sainte-Begge à Andenne… (1889)

On ignore l'époque où l'avouerie d'Andenne fut constituée, mais ce fut antérieurement au XIIe siècle, puisque l'empereur déclara rétablir Albert III dans la qualité d'avoué : « advocatiam villa... comiti Alberto reddidi » porte en termes exprès la charte de 1101 Toutefois, Albert III paraît être le premier qui ait prêté le serment auquel furent toujours astreints depuis lors les souverains du comté de Namur au moment de leur inauguration à Andenne.
Source : Gallica

Portrait de Amédée de Foras Amédée de Foras Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie… (1863-1910)

Il est nécessaire de supposer que les seigneurs qui possédaient, avec le château et fief de Féterne, l'avouerie d'Abondance, se sont éteints vers la fin du XIIe siècle. Dès 1203, nous voyons figurer, dans un document cité par le Mis Costa (Fam. histor. de Savoie) , parmi les témoins à l'inhibition faite par Thomas, Cte de Maurienne, au châtelain d'Allinges, de molester l'abbé d'Abondance, Pierre de Compey, châtelain de Féterne (pour le Cte de Maurienne, certainement) , puis au huitième et dernier rang, Amédée, vidomne de Féterne, et son frère Guillaume.
Source : Gallica

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