Résumé

René de Chazet Éloge de La Harpe ... par R. Chazet (1805)

Crébillon est plus sombre, Voltaire plus brillant. L'un entre dans le coeur de vive force, mais n'y demeure qu'un moment ; l'autre s'y glisse et y reste. L'un retrace de grands crimes, l'autre de grandes passions. Crébillon sacrifie souvent l'harmonie, et même la langue, à l'idée ; Voltaire, plus pur et plus correct, joint la grace de l'expression à l'éclat des pensées. Voltaire est beau comme un ciel pur, Crébillon comme un orage terrible. Enfin, l'un est le poète de Londres, l'autre celui de Paris.
Source : Gallica

René de Chazet Éloge de La Harpe ... par R. Chazet (1805)

C'est ici le cas de répondre à l'accusation intentée hors de propos par M. de La Cretelle à Laharpe, de n'avoir pas assez loué Molière. Non, sans doute, il ne l'a pas assez loué, si le mérite d'un éloge est dans le volume du panégyrique ; mais il l'a dignement loué, si dès sa jeunesse il a su apprécier le mérite du plus grand poète comique français ; il l'a dignement loué en analysant, avec le tact le plus fin et le goût le plus exquis, la plupart de ses comédies, qu'il offre à la méditation des auteurs, dont Molière sera toujours le modèle et le désespoir.
Source : Gallica

René de Chazet Éloge de La Harpe ... par R. Chazet (1805)

Warwick eut un succès dont la jeunesse de l'auteur doublait la gloire.
L'équitable public, Malgré Fréron , applaudit à Warwick,
a dit le piquant auteur de la Dunciade, et on aime à voir un littérateur aussi instruit que M. Palissot, accorder ce juste tribut d'éloges à un jeune homme
(9) dont le coup d'essai était un coup de maître. Un homme de talent qui reconnaît le talent d'un autre s'honore lui-même ; ainsi la justice pourrait être un calcul, si elle n'était pas un devoir et un plaisir (4) .
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature