René de Chazet, Éloge de La Harpe ... par R. Chazet (1805)
“ Crébillon est plus sombre, Voltaire plus brillant. L'un entre dans le coeur de vive force, mais n'y demeure qu'un moment ; l'autre s'y glisse et y reste. L'un retrace de grands crimes, l'autre de grandes passions. Crébillon sacrifie souvent l'harmonie, et même la langue, à l'idée ; Voltaire, plus pur et plus correct, joint la grace de l'expression à l'éclat des pensées. Voltaire est beau comme un ciel pur, Crébillon comme un orage terrible. Enfin, l'un est le poète de Londres, l'autre celui de Paris. ”
