Résumé

Émile Montégut Le Théâtre littéraire. — La Jeunesse…

J’en approuve tout : les caractères, le style, l’action, la morale, tout ; jusqu’à ce fameux coup de pistolet qui a fait pousser des cris à quelques vertueux feuilletonistes, et qui est pourtant le seul moyen honorable de dénouer le drame et d’en finir avec son affreuse héroïne. Loin d’être scandaleux et criminel, ce coup de pistolet est légitime et moral ; c’est l’acte d’un honnête homme qui se trouve par malheur juge et partie dans sa propre cause, et dont le sentiment de justice est révolté par un impudent défi.
Source : Wikisource

Émile Montégut Le Théâtre littéraire. — La Jeunesse…

Rien n’est plus vrai que la donnée de la pièce de M. Augier. Le jeune homme, en l’an de grâce 1858, est condamné à acheter sa vie au prix de son âme, comme le soldat mercenaire au prix de son sang. S’il veut être jeune, il ne le sera pas impunément. S’il veut rêver, penser, aimer, quel temps lui restera-t-il pour faire son chemin dans cette société où tout est si accessible en apparence, où tout en réalité est hérissé de barricades, entouré de palissades, défendu par d’épais remparts ?
Source : Wikisource

Émile Montégut Le Théâtre littéraire. — La Jeunesse…

À l’amour succéda l’estime le jour où la jeunesse et la beauté déclinèrent, et à l’estime succéda bientôt la monotone douceur de l’habitude. Dès lors les soucis mesquins, les privations misérables, usurpèrent dans son cœur toute la place que l’amour y avait occupée, et ils ne l’ont plus quitté. L’être que Philippe contemple, cette mère ambitieuse, positive comme un chiffre, sèche et stérile, fut autrefois une jeune femme aimante, dévouée, sensible, qui ne voulait pas croire au bonheur sans l’amour. Voilà les métamorphoses que peut opérer la pauvreté !
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature