Résumé

Souvenir du cinquantenaire de M. Got… (1894)

Savez-vous pourquoi, mon cher doyen? C'est que vous ne vous êtes pas contenté seulement de montrer comment on joue admirablement des rôles; vous avez donné, — comme vos aînés, du reste, comme tous les artistes illustres qui ont fait la renommée de la ComédieFrançaise, — l'exemple du dévouement absolu à une institution qui vous doit un nouvel éclat de gloire. Mais vous avez toujours répété bien haut que cette renommée et cette sécurité dans la vie artistique qui assurent au comédien l'indépendance matérielle et surtout morale, c'est à la Comédie-Française qu'il les doit aussi.
Source : Gallica

Souvenir du cinquantenaire de M. Got… (1894)

Combien d'artistes, qui nous valent bien, n'ont pas eu comme nous la vie facile et la vieillesse heureuse, parce qu'ils ont dépensé leur talent dans les hasards des théâtres d'aventure! Songeons à leur destinée, si différente de la nôtre, et disons-nous qu'en échange des avantages et de la respectabilité que la Comédie-Française nous assure, nous lui devons, jusqu'à notre dernier souffle, jusqu'à notre dernier effort, notre talent, notre travail et notre nom. Nous sommes un théâtre où les jeunes viennent se faire et les vieux se refaire.
Source : Gallica

Souvenir du cinquantenaire de M. Got… (1894)

En un mot, mon cher Doyen, vous avez été fidèle à la parole donnée. Lorsque les candidats au sociétariat sollicitent — avec quelles protestations de dévouement, vous le savez! — l'admission dans la société, lorsque élus, ils vont, devant notaire, donner leur signature et adhérer librement au contrat qui vous lie tous, ils ne songent pas à monnayer plus tard le titre qu'alors ils réclament, à tirer parti de la renommée qu'ils ont
acquise, non seulement par leur propre mérite, mais par la collaboration, le voisinage, les traditions, les souvenirs de la Maison.
Source : Gallica

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