Résumé

Emile Fabre Revue des Deux Mondes

Comment d’ailleurs négliger une œuvre dont Molière a pu dire : « Pour ne pas rompre le fil de la pièce par ces manières d’intermèdes, on s’avisa de coudre les ballets au sujet du mieux que l’on put et de ne faire qu’une seule chose du ballet et de la comédie. C’est un mélange qui est nouveau pour le théâtre, et comme tout le monde l’a trouvé agréable, il peut servir d’idée à d’autres choses qui pourraient être méditées avec plus de loisir. »
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Emile Fabre Revue des Deux Mondes

S’il fallait à tout prix marchander son plaisir et adresser une critique à ces hommes ingénieux, tant français qu’étrangers, peut-être pourrait-on dire que, prisonniers d’une formule, ils font de gré ou de force entrer la comédie ou le drame dans leur conception, et qu’ils plient l’œuvre à leur volonté. Ce n’est pas un éloge à adresser à un metteur en scène de dire qu’on a reconnu sa manière, si habile soit-elle, dans la présentation de pièces de Shakspeare, Molière, Musset, Becque, car, précisément, des œuvres si diverses exigent, semble-t- il, des présentations différentes.
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Il n’est pas surprenant, dès l’instant qu’on avait la pensée de célébrer le troisième centenaire de Molière, que, connaissant les ressources de la Comédie, on ait conçu le projet de les employer toutes au succès d’une entreprise, que peu de théâtres au monde seraient aptes à mener jusqu’au bout.
L’heure est favorable d’ailleurs. La victoire de ce pays vient de placer la France dans une situation tout exceptionnelle vis à vis de l’Europe. Rien de ce qui se passe chez nous ne saurait laisser indifférents les publics du dehors.
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