Résumé

Ch. Martin Notice biographique sur Alphonse Perrault… (1868)

Alors Perrault se sentait plein de hardiesses étranges en marchant vers Paris, le rêve des artistes : Paris qui pardonne dix défauts pour une qualité ; Paris qui encourage l'originalité, qui comprend le talent, qui l'applaudit,
qui lui fait un rang, une fortune. Mais, fatalité ! l'engagement ne devait avoir son effet qu'à Pâques de l'année 1835, et, en février, le théâtre était dévoré par un incendie. Toutes sortes de timidités rentrèrent dans le cœur de notre artiste, et il fut rivé à l'art de province, art pauvre, art étroit qui ne mène qu'à l'oubli.
Source : Gallica

Ch. Martin Notice biographique sur Alphonse Perrault… (1868)

Il s'est donné plus - de mal pour obtenir l'amitié des gens que d'autres pour forcer la louange, et si ses succès ont été moins bruyants, ils sont restés plus solides.
Aussi, le verrons-nous demeurer le doyen du théâtre jusqu'à l'heure où sa pension de retraite et les quelques débris de la fortune paternelle lui-permettront de cultiver, dans l'intimité d'un petit cercle d'amis, non plus l'art qui parle, mais la poésie qui chante, et dont le cœur, s'il faut en croire Victor Hugo, n'a jamais de rides.
Source : Gallica

Ch. Martin Notice biographique sur Alphonse Perrault… (1868)

Un oncle médecin avait déclaré que la complexion délicate du jeune Perrault exigeait une certaine dépense intellectuelle. Bientôt, en effet, la vie dolente du copiste altéra sa santé. Il se décida pour la vie active du théâtre, y recherchant le culte pratique des beautés littéraires, sans penser toutefois à celles de plus facile abord qui -se rencontrent dans les coulisses. Il voyait le beau côté de l'enseigement, l'interprétation des chefs-d'œuvre de l'esprit humain ; il comptait vivre toujours sous le rayonnement du génie : c'était se préparer bien des désenchantements.
Source : Gallica

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