Résumé

Affaire Landoville : audience du 4 avril 1843 (1843)

Le baron de Landoville, en disant qu'il a vu M. Le Petit jeter une pierre, a-t-il dit vrai? Non, dit M. le procureur général, c'est un faux témoin. -Mais, pourquoi ?—Oh ! je ne sais !
Avouez, Messieurs les jurés, que c'est une triste position pour une accusation, que d'amener devant vous un honnête homme, et de vous dire : Je veux que vous le condamniez pour un crime; mais je ne sais pourquoi il a commis ce crime ! N'importe ! Vous ne le voudrez pas, Messieurs les jurés, j'en ai la conviction.
Source : Gallica

Affaire Landoville : audience du 4 avril 1843 (1843)

Personne ne croira qu'il ait gardé le silence jusqu'au jour où il a parlé devant la justice. Il voit M. le curé de Maxcville, et il ne lui dit pas qu'il a vu le véritable auteur des jets de pierres. Il y a là une révélation précieuse : c'est un homme qui n'a pas vu, on a arrangé cela plus tard, quand il fallait un témoin puissant. C'est là pourquoi il a été tristement dévoué à la fin d'un procès dont on voulait sortir vainqueur. Maintenant dira-t-on qu'à l'audience correctionnelle M. Le Petit n'a pas repoussé par un démenti solennel l'imputation du baron de Landoville?
Source : Gallica

Affaire Landoville : audience du 4 avril 1843 (1843)

Allez maintenant, misérable! domestique chassé!
vengez-vous de cet homme qui était votre supérieur; baissez-vous, prenez à pleines mains la boue dans laquelle vous marchez pour la jeter à la face de votre ancien maître; on l'a fait asseoir sur ce banc ! mais prenez garde à votre tour; car la justice ne s'arrêtera peut-être pas et en présence d'un faux témoignage, ne faudra-t-il pas qu'elle remplisse un nouveau devoir? (Profonde sensation.) Voilà, Messieurs les jurés, ce que c'est que le général de Landoville que l'on vous présente comme coupable de faux témoignage !
Source : Gallica

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