Résumé

Cour des pairs de France. Affaire du 19 août 1820… (1822)

Avant de chercher comment on motivera l'arrêt de compétence, il faut décider s'il y a lieu de rendre cet arrêt. Que deviendraient les motifs proposés, si après leur adoption la Cour alloit juger que l'affaire ne la concerne pas, si elle la renvoyoit à d'autres juges? L'opinant est loin de contester dans cette affaire la compétence de la Cour, mais enfin elle n'est que présumée tant qu'il n'y a point à cet égard de déclaration expresse. La Cour en ordonnant une instruction n'a fait qu'obéir au principe d'intérêt public, suivant lequel en matière de crime tout juge est compétent pour informer.
Source : Gallica

Cour des pairs de France. Affaire du 19 août 1820… (1822)

Avant de lui soumettre la rédaction projetée de l'arrêt qu'elle a rendu dans la séance d'hier, M. le Président croit devoir l'entretenir des difficultés dont cette rédaction lui à paru susceptible. Le crime dont l'accusé Maziau est déclaré convaincu emporte la peine du bannissement, et l'arrêt ne prononce contre lui que cinq ans de détention. Sur quel article du Code pénal motiver un arrêt si contraire à ses dispositions? L'art. 369 du Code d'instruction criminelle veut qu'avant de prononcer l'arrêt, le Président lise le texte de la loi sur laquelle il est fondé.
Source : Gallica

Cour des pairs de France. Affaire du 19 août 1820… (1822)

Au fond, la conscience du juge n'est plus libre lorsqu'il aperçoit à sa portée, sans pouvoir en faire usage, un moyen d'éclaircir ses doutes, de se former, soit contre l'accusé, soit en sa faveur, une conviction qui lui manque. Son devoir, jusqu'au dernier moment, est de chercher la vérité, et ce ne seroit pas remplir ce devoir que de repousser l'occasion de la connoître.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature