“ L’âge de seize ans, est la plus belle époque de la vie. Si je veux être heureuse, il ne faut pas que j’attende plus longtemps. Ces paroles avaient rempli San-Syeng d’une émotion indicible. Elles lui semblaient une réponse à ses propres strophes, et il se sentait enivré de bonheur. — Demain soir, se disait-il, mon âme sera satisfaite, car je viendrai ici, et verrai celle qui me charme ainsi. Il rentra ; mais ce fut en vain qu’il chercha le sommeil. De son côté, la jeune fille avait l’esprit très préoccupé de ce qui venait de se passer. Elle aussi s’endormit difficilement. ”
Anonyme
Résumé
Le Bois sec refleuri, œuvre anonyme datant de la période coréenne, entrelace amour, politique et nature dans un cadre dynastique. Les personnages principaux, comme San-Syeng, Tcheng-Y et Sùn-Hyen, incarnent des tensions entre passion et devoir.
Le récit, teinté de symbolisme (jardins, riz, lune), explore les enjeux de pouvoir et les dilemmes humains, tout en illustrant un monde où le destin individuel s’entrelace aux rouages de l’État. L’œuvre, à la fois poétique et politique, reflète les défis de son époque.
Citations de Le Bois sec refleuri (Anonyme)
“ Chassez votre chagrin. Vous ne serez pas toujours malheureux. Le printemps succède à l’hiver, les rires aux larmes. Parfois la lune brille, la lune qui aime le soleil et qui dans la nuit le suit. La pluie s’annonce ; déjà la terre est humide. Le soleil tombait à l’horizon dans une brume d’or. Partout s’annonçait l’heure du repos. Les oiseaux s’envolaient vers leurs nids, frôlant les branches de leur aile. Un grand silence s’étendait sur la nature entière. Alors le jeune prince, dit, en prenant la main étroite et fine de Tcheng-Y : — Je vous aime. — Je vous aime, répondit la jeune fille. ”
“ Il vient d’apercevoir, à quelques pas de lui, une jeune fille qui, semblable à une blanche apparition, se promène dans les allées ombreuses du jardin. — Quelle est cette jeune fille ? se demande le prince. Ne suis-je donc pas seul ici ? Je veux éclaircir ce mystère. Il renonce à l’idée de mourir ; sa tristesse se dissipe. La vue seule de la jeune fille opère cet effet. Il détache la corde qui lui serrait le cou, et se met en mesure de rejoindre la charmante apparition. Peine perdue ! La jeune fille, tournant autour d’un arbre, disparaît tout à coup comme par enchantement. ”
