Francis Lathom

Résumé

Francis Lathom La Cloche de minuit

Jusqu’à cet instant, l’espoir d’être délivrée et rendue à son cher Alphonse, avoit seul occupé son imagination. L’odieux Théodore se présenta alors à son esprit, et chaque pas sembloit accroître l’horrible probabilité, que le moment étoit venu, où elle devoit tomber victime de son infâme passion, ou rendre le dernier soupir dans ses bras homicides.
Le bruit augmenta.
« Par ici, par ici, s’écria une voix inconnue, suivez-moi, voilà le chemin. »
Lauretta respiroit à peine. Un coup frappé à sa porte la fit frissonner. La même voix cria :
« La clef n’y est pas ; demandez-la à Kroonzer. »
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Francis Lathom La Cloche de minuit

L’insomnie, l’incertitude et la crainte avoient épuisé ses forces. Plusieurs heures avant minuit, elle tomba dans un profond sommeil qui, malheureusement pour elle, ne fut pas long. Quel fut son chagrin, en se réveillant, de voir que sa lampe étoit éteinte ! Elle avoit négligé d’y mettre de l’huile. L’obscurité profonde dans laquelle elle se trouva, augmenta ses terreurs.
Craignant, sans trop savoir pourquoi, de changer de position, au milieu des ténèbres, elle resta sur son lit. Il étoit alors près de minuit. Tout-à-coup elle entendit marcher à pas mesurés vers la porte de sa chambre.
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Francis Lathom La Cloche de minuit

Après avoir allumé la lampe, il se disposa à partir.
« Oh ! ne me quittez pas, s’écria Lauretta, en s’attachant à son habit. »
« Au nom du ciel, ne me retenez pas. Il y va de votre vie. — Si par hasard vous entendiez des pas, éteignez la lampe. — Que les anges veillent sur vous ! »
À peine eut-il prononcé ces derniers mots, qu’il se hâta de fermer la porte. Lauretta l’entendit s’éloigner.
Pendant quelques minutes, elle resta à la place où Ralberg l’avoit laissée. — Lorsqu’elle s’étoit vue une seconde fois en son pouvoir, elle n’avoit d’abord éprouvé que le sentiment de la crainte
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