Avila

Définition et enjeux

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Quand on voyage

“ Pour des poëtes, Avila est l’idéal de la ville forte. Ces tours et ces remparts, dont riraient des ingénieurs modernes, figurent à l’imagination le type de l’inexpugnable par leur puissant et pittoresque relief. De leur base, la vue s’étend sur une large plaine ondulée de collines qui se relèvent bientôt en montagnes à l’horizon. Quelques fermes, quelques pueblos de peu d’importance s’y dessinent à côté de bouquets d’arbres ; il y en a juste assez pour animer le paysage sans nuire à la solitude grandiose du site. ”
Source : Wikisource

Henri Guerlin,  Ségovie, Avila et Salamanque (1914)

“ Tel est le site où apparaît Avila. Dès qu'on aperçoit la ville, avec sa ceinture de murailles fauves, dont le temps n'a pas abattu les quatre-vingt-six tours, on éprouve l'impression saisissante d'une cité moyenâgeuse dont les siècles n'ont presque pas modifié la physionomie belliqueuse.
Nulle part la nature n'explique mieux la psychologie des hommes. Aucune pensée de volupté ne saurait émaner de cette terre aride. Et les gens n'y trouveraient de joie qu'en levant leurs regards vers le ciel.
”
Source : Gallica

E.-Albert Babeau,  Notes et croquis d'Espagne : Burgos… (1914)

“ Dans la cathédrale d'Avila un ouvrier, un paysan, je veux dire un homme de la race, mais sans éducation, s'agenouille et prie, en sentant dominer une force supérieure ; un artiste, un homme habitué aux jeux de la culture et de la pensée voit au moins s'exalter en lui ses plus nobles aspirations, mais un bourgeois jacobin dirait « allons nous réchauffer à l'auberge voisine ».
Il y a dans l'ombre d'une chapelle collatérale un petit tableau qui n'est fait que de l'or des auréoles et du croissant délié de
Cathédrale d'Avila,
la lune.
”
Source : Gallica

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