Mihrab

Définition et enjeux

Henri Saladin,  Tunis et Kairouan (1908)

“ Elles sont ainsi disposées, pour permettre aux fidèles de voir l'ancien mihrab de Sidi Okba, sans toutefois pouvoir le toucher, car dans leur dévotion un peu indiscrète, ils allaient jusqu'à en détacher des fragments qu'ils emportaient comme des reliques.
Ce mihrab est fort beau avec ses sculptures sur marbre (malheureusement badigeonnées de vert et de rouge d'un goût douteux) et ses colonnes
de brèche multicolore surmontées de chapiteaux byzantins et de robustes tailloirs sur lesquels se lisent des versets du Coran.
”
Source : Gallica

Celâl Esad Arseven,  Constantinople de Byzance à  Stamboul

“ De grandes inscriptions en arabe, dues au célèbre calligraphe Cassim Goubari et indiquant les noms des sahabés, sont suspendues aux murs. Le Mihrab, qui est en marbre sculpté, est un chef-d’œuvre. Parmi les faïences du Mihrab, on distingue un morceau de la pierre noire sacrée de La Mecque; de chaque côté du Mihrab [p. 211] on voit d’énormes candélabres en bronze portant des cierges gigantesques. Tout à côté sont posés sur des pupitres en noyer incrustés de nacre des Corans manuscrits. Le Mimber est des plus remarquables au point de vue décoratif. ”
Source : Gutenberg

Auguste Eschenauer,  L'Espagne, impressions et souvenirs… (1882)

“ L'art arabe y a épuisé tout ce qu'il possédait de richesses, de grâce et d'harmonieuses proportions. Le Mihrab en particulier, fort exigu, de forme octogonale, environné de seize colonnettes de marbre blanc, supportant une voûte d'un seul bloc de, marbre blanc, creusé et taillé en forme de conque; ciselé, couvert d'arabesques et de nielles ; environné de mosaïques d'une délicatesse infinie, dépasse tout ce qu'on peut imaginer de riche et d'élégant. ”
Source : Gallica

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