Comité de conservation des monuments de l'art arabe

Élements biographiques

Comité de conservation des monuments de l'art arabe Catalogue raisonné des monuments exposés dans le Musée national de l'art arabe… (1906)

Dans la seconde moitié du xve siècle, l'emploi du stuc n'est plus si répandu comme matière décorative; on lui préfère le marbre ou la pierre de taille. Mais, justement, un monument de ce temps-là prouve que l'ouvrier n'a pas pour cela oublié l'adresse de ce métier et que cet art n'a point dégénéré. Ce monument est le tombeau connu sous le nom de wkobbat el-Fadaouiehn, à l'Abbassieh, près du Caire. L'intérieur est tout couvert, jusqu'à la cime du dôme, d'ornements et d'inscriptions en stuc. La façon de travailler est toujours la même que celle des siècles antérieurs : le découpage (1) .
Source : Gallica

Comité de conservation des monuments de l'art arabe Catalogue raisonné des monuments exposés dans le Musée national de l'art arabe… (1906)

Si ces exemples ne suffisent pas, nous pouvons encore signaler les bandeaux à grecque figurant dans la bordure des arcs, la plate-bande en mosaïque de la couverture du mihrâb, les colonnes elles-mêmes du mihrâb et une foule d'autres détails qui sont autant de preuves à l'appui de notre opinion (1) .
Il est hors de doute que la mosquée grandiose élevée par Ahmed ibn Touloun n'était pas une œuvre créée spontanément de toutes pièces. Nous ne pouvons croire un instant que ce bel organisme soit sorti, comme Minerve, du cerveau d'un seul créateur.
Source : Gallica

Comité de conservation des monuments de l'art arabe Catalogue raisonné des monuments exposés dans le Musée national de l'art arabe… (1906)

Ces relations exercèrent en outre une grande influence sur les arts. L'architecture, toutefois, ne paraît pas en avoir bénéficié; elle reste indécise ; les monuments présentent de profondes divergences. Ce n'est que sous le règne suivant que nous voyons l'art architectural se préciser, se cristalliser, pour ainsi dire, et revêtir un caractère définitif. Avant comme après le sultan Mohammed en-Nâssir, fils de Kalaoun, jamais l'art ne prit un pareil essor.
Source : Gallica

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