Alain,
Lettres au docteur Henri Mondor au sujet du cœur et de l’esprit
“ Mais, pour rassembler ici mes raisons, je veux dire que cet état d’audace et de bonheur, qui est l’’amour cherchant son objet, remet tout l’être de l’homme dans cet état athlétique où le jugement passe tout entier dans le geste infaillible par la vertu duquel la forme invisible est comme délivrée. Toute sculpture, comme tout dessin, rend visible l’invisible. De même le jugement veut de la grâce, et un cœur riche de soi. Enfin si nos idées abstraites requièrent déjà la grâce et l’amour ensemble, que dire de ces idées singulières qui sont votre tragique objet ? ”
