Résumé

Emile Boissière,  A travers Paris : souvenirs d'août 1871 (1871)

“ Allons à l'Opéra-Comique! Hélas! encore hélas! Le théâtre n'a pas survécu au maître; l'instrument s'est brisé en tombant des mains de l'artiste, que la mort a glacées; Auber n'est plus! Lui aussi, la Commune l'a tué; elle ne l'a pas fusillé, sans doute, mais elle lui a ravi le charme qui entretenait son éternelle jeunesse; elle a vociféré, glapi, hurlé à ces oreilles délicates; elle a répandu la terreur ignoble au pays des plaisirs décents ; au Paris des enivrements, elle a substitué le Paris de la crapule; elle a tué, elle a brûlé, elle a flétri et déshonoré Paris! ”
Source : Gallica

Emile Boissière,  A travers Paris : souvenirs d'août 1871 (1871)

“ Je n'en puis mais; et c'est Versailles qui m'induit en monarchie. Voilà si longtemps qu'il est royaliste, et la première République lui a si peu réussi!
Qui vivra, verra; mais qui vit, voit déjà, et non sans étonnement, la solitude se peupler, les rues se garnir, les jardins s'égayer, le palais s'animer; ses habitants, enfin, se familiariser avec la foule, avec le bruit et avec la gaîté de sept cent cinquante députés républicains. En vérité: je commence à croire que la République pourrait bien être fondée; toujours est-il qu'on aura vu des choses plus impossibles.
”
Source : Gallica

Emile Boissière,  A travers Paris : souvenirs d'août 1871 (1871)

“ Je ne suis ni le premier ni le seul qui ait fait cette réflexion en quittant Versailles! Disons qu'on paie assez cher le plaisir de respirer en pleine campagne : la foule encombre la gare, et c'est une bataille qui se livre au guichet où l'on distribue les billets. Députés, journalistes, avocats; les curieux de l'Assemblée et les curieux du Conseil; les étrangers; — ce qu'on appellerait enfin, le Tout-Paris des premières, si l'élément féminin était plus amplement représenté — la foule se presse, s'empile, s'entasse dans les wagons et fait route vers la vraie capitale du monde, vers Paris. ”
Source : Gallica

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