Résumé

Les deux terreurs : 1871-1793… (1871)

Aussi assemble-t-il les artistes un beau jour, et n'y allant pas par quatre chemins, il leur dit :
« La revanche est prise. Paris a sauvé la France du déshonneur et de l'abaissement. Ah! Paris! Paris a compris, dans son génie, qu'on ne pouvait combattre un ennemi attardé avec ses propres armes. Paris s'est mis sur son terrain, et l'ennemi sera vaincu comme il n'a pu nous vaincre. Aujourd'hui Paris est libre et s'appartient, et la province est au servage.. Quand la France fédérée pourra comprendre, Paris, l'Europe sera sauvée.
»
Source : Gallica

Les deux terreurs : 1871-1793… (1871)

Bien plus : là est le principe élémentaire de toute Terreur passée, présente et future.
Nous avons vu ce petit groupe d'aventuriers, venant on ne sait d'où, s'emparer l'autrefois du pouvoir à Paris, et s'ériger en gouvernement d'occasion, en dépit de la majorité indignée.
Dès que ces étranges gouvernants ont tenu une ombre de pouvoir, qu'ont-ils fait d'abord?
De l'arbitraire, de l'arbitraire et encore de l'arbitraire!
Cela vaut bien l'audace de Danton.
Une fois le pouvoir usurpé par la violence, la voie est toute tracée à l'usurpateur : la dictature.
Source : Gallica

Les deux terreurs : 1871-1793… (1871)

Telle est la biographie exacte du commandant en chef des insurgés de Paris.
A côté de ces êtres sans aveu, à qui il faut de la gloriole et de l'argent pour avoir du luxe et des filles, se trouvent les niais farouches et sinistres.
Tels sont Delescluze et Félix Pyat.
Le premier n'est qu'un fou dangereux, atteint de la manie des grandeurs.
Loin d'être un jouisseur, celui-ci, il se complaît dans la simplicité extérieure. Il singe Robespierre, et s'admire.
Il lui faut l'émeute et le trouble pour briller; sa monomanie le rend furieux et l'on doit tout redouter d'un être de cette sorte.
Source : Gallica

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