François Lallemand

Le hachych (1843)

Résumé

François Lallemand Le hachych (1843)

Ce qui prouve combien sont justes les appréciations des masses, c'est l'auréole de gloire et de reconnaissance dont elles ont entouré les noms de tous ceux qui ont renoncé à l'esprit de caste pour prendre généreusement la défense de la démocratie. Sans parler de Mirabeau, de Larochefou-cauld, de Saint-Simon, etc., est-il dans l'histoire une popularité plus pure, plus puissante et mieux méritée que celle de Lafayette ? est-il un plus beau rôle, une vie plus dévouée et mieux remplie, une loi plus inébranlable ? Qui exerça jamais, sans aucun pouvoir officiel, plus d'empire sur une nation ?
Source : Gallica

François Lallemand Le hachych (1843)

Grèce, cette inspiration profondément salutaire, échoua contre l'esprit d'isolement, de lutte et de rivalité. Ce qui a fait le malheur des Grecs, c'est la désunion : si la Grèce eût été réunie en un seul corps, elle aurait devancé Rome de plusieurs siècles, elle aurait répandu plus vite les arts, les sciences, la philosophie ; et serait restée à la tête de la civilisation.
– Ce qui a fait la puissance des Romains, ajoutai-je, c'est en effet un but commun admis par tous, poursuivi par tous, avec confiance, avec dévouement.
Source : Gallica

François Lallemand Le hachych (1843)

Cependant, c'est dans cette classe moyenne que se trouve cette honnête aisance, premier élément d'une véritable indépendance et d'une instruction
solide. C'est là qu'il faut chercher la probité traditionnelle et l'exemple des vertus domestiques ; en un mot, les conditions les plus propres à former des citoyens utiles et dévoués. C'est dans cette immense pépinière que la société doit puiser, en plus grande abondance, ces organisations privilégiées, dont le germe peut facilement se développer, à l'abri de la misère qui atrophie tout et de l'extrême opulence qui peut tout pervertir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature