Étienne Bourgevin Vialart Saint-Morys

Résumé

Étienne Bourgevin Vialart Saint-Morys Aperçus sur la politique de l'Europe… (1815)

De plus, le droit de cité, dont on attribue la possession au nègre, est nécessairement par sa nature un droit commun à tous les citoyens. Mais le nègre n'a aucune espèce de droits; comment est-il donc citoyen? Comment serait-il l'égal de celui qui, après l'avoir obligé à travailler au-dessus de ses forces, le fait déchirer à coups de fouet, pour n'avoir pas fait ce qui lui était impossible? Comment serait-il citoyen, ainsi que nos femmes qui, en effet, sont protégées contre les mauvais traitements, pendant que lui n'est protégé que contre son meurtrier?
Source : Gallica

Étienne Bourgevin Vialart Saint-Morys Aperçus sur la politique de l'Europe… (1815)

Mais, sous un tel roi, quelle excuse aurait-on pour se dispenser de payer sa dette à la patrie, quand surtout la patrie se trouve dans une circonstance qui lui rend si nécessaire le secours de ses enfants les plus tendres et les plus fidèles, et quand l'Europe est aussi dans une crise d'où le concours de toutes les lumières, de toutes les vertus peut seule la faire sortir heureusement ?
Source : Gallica

Étienne Bourgevin Vialart Saint-Morys Aperçus sur la politique de l'Europe… (1815)

La balance du pouvoir est une idée fausse, puisqu'elle suppose plusieurs pouvoirs dans un même état.
L'équilibre n'entre pas plus dans le système naturel du gouvernement des sociétés, et l'on peut même assurer, que tant que des peuples voisins sont en guerre les uns contre les autres, ils cherchent à se mettre en équilibre, et que tant qu'ils cherchent l'équilibre, ils sont en guerre ; cercle vicieux dont ils ne peuvent sortir qu'en recourant à l'unité de pouvoir.
Source : Gallica

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