Roland Dorgelès,
Les Croix de bois
“ Fouillard s’était même assis sur le parapet, pour n’en rien perdre. Quand une salve bien pointée donnait sur la tranchée ses quatre coups de pic, arrachant une gerbe de terre, de pierres et de madriers, un cri d’admiration montait, une clameur ravie de feu d’artifice. Dans le vacarme, on n’entendait plus que ce rire heureux, ce rire honnête, comme si nous avions jugé l’effet de balles à massacre, sur les têtes de bois d’une noce villageoise. Parfois un cri dominait le tumulte. — Visez, les gars, un poilu qui saute, hurlait Vairon avec des gestes désarticulés. ”
