Dacryocystite

Définition et enjeux

Albert Terson,  Ophtalmologie du médecin praticien (1916)

“ Une dacryocystite n'est pas seulement gênante du fait du larmoiement et de la suppuration qu'elle entraîne, avec conjonctivite, blépharite, ectropion.
Elle est dangereuse, parce que la cornée, constamment baignée dans une sécrétion virulente, s'infecte au plus léger traumatisme. Chez les paysans, atteints de dacryocystite, avec ou sans ozène, la simple piqûre ou éraflurc cornéenne par un épi de blé, le frottement par une main rugueuse qui essuie les larmes et le pus, donneront inopinément un redoutable abcès de la cornée avec tendance au phlegmon total de l'oeil.
”
Source : Gallica

Ernst Fuchs,  Manuel d'ophtalmologie (1892)

“ C'est pourquoi les malades disent que l'inflammation violente, qu'ils appellent souvent érysipèle, a été pendant longtemps précédée d'un larmoiement. Ce n'est que dans des cas rares que la carie de l'os unguis donne lieu à une dacryocystite. Quelquefois des enfants viennent au monde avec une dacryocystite récente; d'autres fois ils la gagnent quelques jours après la naissance. — Le diagnostic de la dacryocystite est facile, à cause du siège de l'abcès dans la région du sac lacrymal. ”
Source : Gallica

Julien Masselon,  Manuel d'ophtalmologie : guide pratique à l'usage des étudiants et des médecins (1889)

“ Actuellement que l'on connaît la nature, si essentiellement infectieuse, du contenu d'un sac lacrymal atteint de dacryocystite, on comprendra aisément que, si une intégrité parfaite de la muqueuse n'existe pas, la pénétration, dans le tissu sous-muqueux, de la sécrétion de la dacryocystite entraînera tout de suite une inflammation phlegmoneuse. ”
Source : Gallica

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