Tumeur lacrymale

Définition et enjeux

Charles Aribaud La Tumeur prélacrymale (1901)

Quand on voit au-dessous du tendon direct de l'orbiculaire une tumeur rougeâtre, adhérente à la peau, ovoïde, à grand diamètre vertical ou oblique externe on porte à coup sûr, croit-on, le diagnostic de tumeur lacrymale, c'est-à-dire, de tumeur par rétention; assez souvent il n'en est rien, on est en présence d'une tumeur prélacrymale (Rollet) .
Source : Gallica

Photinos Panas Leçons sur les affections de l'appareil lacrymal… (1877)

Il arrive parfois que des tumeurs à consistance molle, telles que polypes fibreux ou excroissances cancéreuses, nées de l'intérieur des fosses nasales, viennent par extension se loger dans la région du sac et simuler, jusqu'à un certain point, une tumeur lacrymale à parois fongueuses ; on est d'autant plus enclin à se tromper qu'il survient conjointement du larmoiement résultant du défaut d'absorption des larmes.
Source : Gallica

Portrait de Paul Jules Tillaux Paul Jules Tillaux Traité d'anatomie topographique… (1903)

La cause habituelle des tumeurs lacrymales réside dans l'inflammation chronique du sac et l'obstruction,; qui peut parfois devenir complète, n'en est que la conséquence.
L'ouverture du sac par la méthode de J.-L. Petit, suivie de la cautérisation énergique de la muqueuse avec le beurre d'antimoine, le chlorure de zinc, etc., me paraît donc être la méthode rationnelle du traitement de la tumeur lacrymale. Après la chute de l'escarre, il sera prudent, toutefois, d'introduire les différents numéros des stylets de Bowman dans le canal nasal avant de laisser la plaie se refermer.
Source : Gallica

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