Charles Aribaud

Résumé

Charles Aribaud La Tumeur prélacrymale (1901)

Si la tumeur est supra-tendineuse, on a peu de chance d'avoir affaire à une tumeur prélacrymale.
Nous avons vu, en effet, que très souvent le tendon de l'orbiculaire recouvrait complètement la coupole du sac et empêche toute diffusion en ce lieu d'une inflammation sacculaire. Cependant la disposition où le tendon sépare le sac en deux parties inégales n'est pas rare et c'est même la seule admise par les classiques. On conçoit donc dans ce cas qu'une inflammation sacculaire puisse quelquefois donner lieu à une petite tumeur prélacrymale supra-tendineuse.
Source : Gallica

Charles Aribaud La Tumeur prélacrymale (1901)

Au réveil, un œdème considérable des paupières maintient fermée la fente palpébrale, l'œil larmoie et l'on remarque au niveau du sac lacrymal une tuméfaction arrondie non bilobée par le tendon de l'orbiculaire, immobile sur les parties profondes. Cette tumeur est douloureuse à la pression, et la palpation ne donne pas la sensation de la fluctuation. Si l'on presse sur elle, elle ne se réduit pas et l'on ne fait pas apparaître de pus au niveau du point lacrymal correspondant. La peau, à son niveau, est rouge brunâtre, luisante et chaude comme sur un abcès qui va bientôt s'ouvrir à l'extérieur.
Source : Gallica

Charles Aribaud La Tumeur prélacrymale (1901)

Nous avons déjà dit, un mot des cathétérismes dans le cas de suppuration : nous sommes convaincus que leur efficacité est faible et que de plus ils offrent un réel danger. Il suffit lorsque le sac contient du pus d'une éraillure de sa paroi antérieure pour déterminer une infection diffuse et M. Delens en fait une des causes du phlegmon lacrymal. Nous ne voyons donc aucun inconvénient de s'abstenir du cathétérisme dans ces cas et pour nous, la sonde est plutôt un instrument de diagnostic qu'un instrument de traitement.
Source : Gallica

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