Émile Richebourg

Émile Richebourg

Résumé

Portrait de Émile Richebourg Émile Richebourg La belle Tiennette (1882)

En écoutant la vieille femme, Félix avait plusieurs fois hoché la tête, puis il était devenu rêveur, et, en se rappelant les jours heureux de son enfance, Etiennette et sa sœur, la pauvre idiote, ses yeux s'étaient remplis de larmes.
— Vous avez peut-être raison, la mère, dit-il ; je verrai, je réfléchirai ; la nuit porte conseil, comme on dit.
— Félix, le père Vernet a été bien dur pour toi, je le sais ; mais il ne faut pas trop l'en punir.
Il pleurera de joie en te revoyant. N'est-ce pas
commeça qu'un père demande pardon à son enfant?
Source : Gallica

Portrait de Émile Richebourg Émile Richebourg La belle Tiennette (1882)

Comment se faitil que les gens de Ravaine, chez qui son père a si longtemps travaillé, ne lui soient pas venus en aide ?
— Tu connais le monde, Félix ; il tourne le dos au malheur.
— Et toi, mère, pourquoi as-tu fait comme tout le monde ?
Madame Vernet, qui était réellement une bonne femme, devint très rouge.
— Je n'ai pas osé, répondit-elle. Tu sais ce qui s'est passé. Je me suis dit : Etiennette est fière ; elle ne voudra rien recevoir de moi.
— C'est bien, je ne te reprocherai rien. Mais maintenant, mère, il faut que le mal soit réparé.
Source : Gallica

Portrait de Émile Richebourg Émile Richebourg La belle Tiennette (1882)

Tu connais madame Cabrol ?
— Autrefois nous étions amis, Cabrol, qui
achète toujours de la terre pour grossir sa ferme, emprunte quand il n'a pas assez pour payer au terme ; il doit bien deux mille francs à ton père.
— C'est très bon à savoir, dit Félix. Eh bien !
mère, tu te serviras de madame Cabrol pour faire du bien à Etiennette.
— J'ai compris, Félix.
— Demain tu iras à Fergis ?
— Oui.
— Tu donneras d'abord cent francs. Il faut que pendant tout le temps qu'Etiennette restera chez les Cabrol, elle soit traitée comme leur propre fille.
Source : Gallica

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