Albert-Pierre Prioult, Le chevalier de Pradel : vie d'un colon français en Louisiane au XVIIIe siècle… (1928)
“ Accablée sous le poids de ma douleur, mon cher oncle, j'ay à peine la force de vous témoigner combien je suis sensible aux marques d'amitié que vous me donnés. C'est le seul bien qui me reste de mon cher Pradel, ne m'en privés jamais, je vous en supplie. Hélas, Monsieur, quelle perte affreuse nous avons faite, vous le sentés sans la connaître : car il fallait connaître votre neveu, pour sçavoir tout ce qu'il valait ; l'imagination ne peut peindre une créature aussi parfaite par le coeur, par l'esprit, par les sentiments, par tout enfin ”
