Résumé

Victor Bérard La France et le monde de demain… (1912)

Il faudra que l'Ancien Monde fasse bientôt sa part de l'oeuvre commune : parallèlement à la traversée de Gibraltar-Singapour, il faudra que se construise ou s'aménager une ligne ferrée de l'Atlantique au Pacifique, — mais de quel rivage et de quel port atlantiques, je vous le demande, à quel port et à quel rivage pacifiques, sinon de votre Bretagne à l'Amour des Russes ou à la Corée des Japonais, de Brest à Vladivostock ou à Fousan ?
Source : Gallica

Victor Bérard La France et le monde de demain… (1912)

Quand disparut du Continent l'héroïque Pologne, le résultat pour vous fut un siècle de guerres continentales et d'invasions, puis quarante ans de cette paix armée qui vous tient à la gorge. Le jour où disparaîtrait l'héroïque Turquie, soyez sûrs qu'il vous faudrait le courage et la force d'endosser en votre domaine méditerranéen la même armure pacifique qu'à votre trouée des Vosges, — sinon les deux Frances qui se font aujourd'hui vis-à-vis sur les rivages de Toulon et de Bizerte pourraient sentir les menaces, les douleurs peut-être de la séparation.
Source : Gallica

Victor Bérard La France et le monde de demain… (1912)

A la route maritime des détroits, soyez certains que s'adjoindra tout aussitôt une route terrestre des caps : le manège des coursiers océaniques sera doublé d'un circuit de locomotives, qui empruntera dans sa longueur maxima le plancher solide de l'Ancien et du Nouveau Monde. Les Américains, qui achèvent Panama, ont déjà construit leur part de ce circuit : tout droit, du Pacifique à l'Atlantique, leurs rails transportent à New-York ou Halifax les précieux colis, postaux et humains, que les flottes pacifiques débarquent à San-Francisco et Vancouver.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature