Victor Bérard, À Travers la Macédoine slave
“ Tout se fait toujours et partout, ou plutôt il est impossible de jamais rien faire. Le barbier rase ses cliens dans l’eau que tout le monde boit. L’écœurante odeur des fritures flotte dans toutes les fumées. À l’aube, des Juifs assiégent notre porte, avec de vieilles armes, de vieilles broderies, de vieilles défroques qu’ils appellent antiquités. Le soir, des muletiers, qui ont dormi le jour, chantent jusqu’à la minuit passée. Toute la journée, une lourde chaleur met en joie la vermine, que la senteur de nos peaux européennes attire des quatre coins de Monastir. ”
