Résumé

J. Clavé Études d’Économie forestière.…

Autour d’eux cà et là, des chênes et des hêtres de cent à cent cinquante ans, remplaçant ceux que le temps et la foudre ont déjà fait tomber, dominent eux-mêmes des semis de différens âges, de hêtre et de charme, qui leur succéderont un jour. Telles sont les phases diverses de la végétation forestière abandonnée à elle-même : elle est envahissante, et, si l’homme ne lui opposait pas d’obstacles, elle ne tarderait pas à recouvrir entièrement la surface de la terre.
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J. Clavé Études d’Économie forestière.…

D’ailleurs, si la culture forestière nécessite en général moins de main-d’œuvre qu’une culture agricole de même étendue, le capital qui lui est nécessaire est bien autrement considérable. Ce n’est pas, il est vrai, un capital de même nature que celui que représentent les bâtimens d’exploitation, les instrumens aratoires ou les bestiaux : c’est un capital immobilisé dans la superficie de la forêt, capital qui s’est formé lui-même par la seule puissance de la végétation et la non-réalisation de la production antérieure, mais dont il faut néanmoins tenir compte.
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J. Clavé Études d’Économie forestière.…

Considérée comme art, la sylviculture comprend non-seulement l’exploitation des forêts, mais encore l’ensemble des travaux et des moyens divers d’en accroître le produit. Elle n’est pas uniforme ni invariable dans ses principes, car elle doit, comme l’agriculture, se modifier suivant les circonstances. Le progrès pour elle est dans l’adoption de modes de traitement de plus en plus conformes aux lois de la physiologie végétale, dans l’exécution de travaux de culture et d’entretien de plus en plus complets et mieux entendus.
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