Pierre Bizot de Fonteny

Résumé

Pierre Bizot de Fonteny Pratique raisonnée de la sylviculture… (1919)

Si l'on faisait alors l'estimation de la forêt en bloc, en prenant comme revenu annuel la moyenne des revenus d'une révolution, on pourrait obtenir un résultat inexact. D'abord il est clair que le revenu moyen est une pure abstraction et ne correspond en fait à rien de réel; de plus, le résultat ainsi calculé serait invariable, tandis qu'il est évident que la valeur de la propriété est plus forte quand les meilleures coupes sont sur le point d'être exploitées, et plus faible au contraire quand les coupes mauvaises arrivent en tour d'exploitation.
Source : Gallica

Pierre Bizot de Fonteny Pratique raisonnée de la sylviculture… (1919)

C'est qu'en effet la valeur d'un immeuble n'est pas un attribut matériel que l'on puisse mesurer, comme la surface, l'altitude, la pente du sol, etc.; c'est le résultat d'une appréciation, dont le point de départ est non seulement la connaissance du revevu passé, mais aussi la recherche et souvent la divination des vices cachés de l'immeuble, ou de ses qualités méconnues, et surtout de son avenir probable. Ce souci de l'avenir est essentiel en matière d'estimation, car on n'achète pas une forêt pour la revendre demain
Source : Gallica

Pierre Bizot de Fonteny Pratique raisonnée de la sylviculture… (1919)

Ainsi, aujourd'hui, les propriétaires de forêts sont obsédés du désir de les vendre; comme tous opèrent en même temps, l'offre surabondante fait baisser les prix. Les marchands de bois en profitent; mais un capitaliste qui achèterait une forêt pour la conserver serait un spéculateur avisé et bienfaisant.
Si le prix d'un immeuble se mesure exactement par une simple constatation, il en est autrement de sa valeur ou du
capital qu'il représente : un calcul et certaines connaissances spéciales sont nécessaires.
Le capital dépend du revenu.
Source : Gallica

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