Ernst Guglielminetti, Le mal des altitudes, le mal des montagnes comparé au mal de ballon… (1901)
“ Je respire de l'oxygène, dès que je cesse pour quelques instants seulement, soit pour travailler dans la nacelle, soit pour m'observer, les palpitations de cœur augmentent, je commence à trébucher et j'empoigne de suite le tuyau de mon gaz, qui me ranime. Malgré l'oxygène, à un moment donné, mes yeux se fermaient, je me réveille en m'insultant de vive voix, car je sens que beaucoup est en jeu en ce moment. A 9.000 mètres, je dépasse les nuages et je me sens plus libre et mieux jusqu'à 9.155 mètres où je préfère descendre par crainte de manque de lest. ”
