Résumé

Portrait de Jules Jamin Jules Jamin Revue des Deux Mondes

VI Au premier coup d’œil qu’il jette dans l’atmosphère, un observateur se sent découragé par la multiplicité des effets. Rien n’est mobile et fuyant comme l’air. Soumise au vent, qui prend toutes les vitesses et souffle dans tous les sens, au réchauffement solaire, au froid de la nuit, aux influences des lieux, à l’humidité, à la sécheresse, à la pluie, au beau temps, l’atmosphère semble obéir à tous les caprices et ne suivre aucune loi ; mais le ballon va nous apporter un précieux moyen de nous reconnaître au milieu de ces complications.
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Dès lors, tout changeait, la vie propre se développait, et le végétal, pouvant enfin utiliser la nourriture que l’air contient, gagnait par jour, au soleil, à peu près autant de charbon qu’il en avait précédemment dépensé dans l’obscurité.
Tout se touche dans la nature : les végétaux dans la graine, les animaux dans l’œuf, paraissent accomplir les mêmes actes et se trouver dans les mêmes conditions. De part et d’autre, une masse de matière organique accompagne le germe ; l’œuf et la graine peuvent conserver plus ou moins longtemps le principe virtuel de la vie.
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Quand on veut faire marcher une voiture, on y attèle un cheval, un wagon exige une locomotive, un bateau des rameurs travaillant : l’oiseau n’a pas seulement des ailes, il produit la force musculaire qui les anime ; de même, le ballon doit être remorqué par une machine faisant du travail. Que cette machine soit un moteur animé, électrique, à vapeur, à gaz, peu nous importe en théorie, mais, quelle qu’elle soit, il en faut une. Telle est l’indiscutable nécessité que nous devons subir pour diriger un ballon.
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