Résumé

Léon Réguis Le procès de Beaumarchais devant le Parlement de Provence… (1869)

Beaumarchais délaissé de tous, accusé par les uns, méprisé par les autres, se relève avec un mot ; il se dit citoyen, citoyen persécuté, aux prises avec un homme puissant; sous ce nom, il réclame devant les tribunaux une justice qui doit être égale pour tous. En entendant ce langage, le public se ravise. Que Beaumarchais soit libertin, favori de cour, auteur bouffon, qu'il soit dépeint comme un homme dangereux, insolent, ne méritant ni estime, ni considération, peu importe! Il est citoyen, et, à ce titre, sa cause intéresse toute la nation.
Source : Gallica

Léon Réguis Le procès de Beaumarchais devant le Parlement de Provence… (1869)

Beaumarchais, vivant dans l'intimité la plus étroite avec Duverney, connaissait depuis longtemps ses intentions à l'égard de son arrière-neveu, pour qui il avait toujours eu un attachement profond et une prédilection marquée, au préjudice de parents plus rapprochés qui cependant ne méritaient pas de la part de leur oncle une telle indifférence; il plaida avec chaleur leur cause auprès de son vieil ami, et c'est grâce à ses pressantes sollicitations que le legs universel du comte de La Blache fut diminué par de nombreuses libéralités particulières en leur faveur.
Source : Gallica

Léon Réguis Le procès de Beaumarchais devant le Parlement de Provence… (1869)

Le public ne voulut pas de cette meilleure justice qu'on lui donnait aux dépens des derniers restes de ses libertés. Et ce fut bientôt un déchaînement de fureurs, de sarcasmes et de pamphlets contre le roi, sa maîtresse, Meaupou et le nouveau Parlement.
Cependant le chancelier, comptant sur la mobilité française, opposait la persistance aux clameurs. Il ne se trompait pas. On se lassa bientôt de crier, et les nouveaux magistrats croyaient toucher aux termes de leurs tribulations, lorsque Beaumarchais ralluma l'étincelle par ses écrits contre Goëzman.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature