Résumé

Edmond Barrême Éloge de J.-I. Saurin, avocat au Parlement de Provence… (1861)

Par sa déclaration du mois de février 1666, Louis XIV abrogea le droit de compensation. La noblesse (comme on le pense) , s'y opposa d'abord, et obtint ensuite un arrêt de réformation. Nouvelles plaintes du tiers-état et des communes, et c'est alors que Saurin, assigné au conseil d'État, à Paris, vit ses démarches couronnées de succès, et rapporta, avec une preuve de plus de son dévouement à la noblesse, un arrêt qui, à la date du 7 février 1702, tout en le renfermant dans des limites plus étroites, maintenait le droit de compensation.
Source : Gallica

Edmond Barrême Éloge de J.-I. Saurin, avocat au Parlement de Provence… (1861)

Doué d'une intelligence d'élite, d'un jugement droit, de connaissances profondes, I. Saurin se fraya promptement le chemin de son avenir. Il n'avait d'ailleurs qu'à suivre l'exemple de son père ; bien plus, il eut le bonheur d'écouter ses leçons. La parole qui tombait, du haut de la chaire, sur l'élève studieux, était tout à la fois instructive et sévère, et le professeur ne se souvint qu'il était père, que le jour où il conférait, avec une émotion bien naturelle, le grade de docteur à son fils, à peine âgé de vingt ans (6) .
Source : Gallica

Edmond Barrême Éloge de J.-I. Saurin, avocat au Parlement de Provence… (1861)

Réélu en 1691, il dut à son second assessorat d'être investi de la plus haute fonction de la magistrature, comme premier président du sénat de Nice.
En cette année, Messieurs, la France ajoutait un fleuron à sa couronne. Louis XIV triomphait de tous côtés, et reculait les frontières de son royaume. Alger, Tunis, Tripoli et Gênes la superbe apportèrent l'assurance de leur soumission, au milieu des magnificences de Versailles. Catinat, ce grand capitaine, arriva à Aix au commencement du mois de mars 1691 ; il allait forcer le château de Nice.
Source : Gallica

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