Étienne Ducret

Résumé

Étienne Ducret Mille et un calembours (1978)

Mais était-ce bien à lui, à un helléniste, à un savant, de dénoncer M. de Bièvre comme l'inventeur, le créateur de ce jeu de mots ? Nul mieux que M. Boissonnade ne devait le savoir, le joyeux marquis n'a mérité.
Ni cet excès d'honneur, ni cette indignité.
Non seulement le calembour n'est pas notre contemporain, mais encore ce ne sont point les mots de notre langue qui ont servi à ses premières jongleries. Ouvrez le divin Homère, vous y trouverez des calembours ; ouvrez Aristophane, les calembours rongent ses œuvres. Plaute, ce père spirituel de Molière, en est rempli.
Source : Gallica

Étienne Ducret Mille et un calembours (1978)

Quand on donna pour la première fois, au Théâtre-Français, la comédie du Séducteur et la tragédie des Brames, de Bièvre fit le calembour à double tranchant que voici :
« Le Séducteur réussit, les bras me tombent (les Brames tombent) . »
« Voilà huit jours que le ciel n'a pas un seul nuage, disait Lucile à son ami : allons passer la belle saison à la campagne.
— Y pensez-vous ? répondit celui-ci. Si cela continuait, nous aurions un temps détestable (d'été stable) . »
A la foire aux jambons, un jeune charcutier fait une cour très pressante à sa voisine de baraque.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature