Étienne Ducret, Mille et un calembours (1978)
“ Mais était-ce bien à lui, à un helléniste, à un savant, de dénoncer M. de Bièvre comme l'inventeur, le créateur de ce jeu de mots ? Nul mieux que M. Boissonnade ne devait le savoir, le joyeux marquis n'a mérité. Ni cet excès d'honneur, ni cette indignité. Non seulement le calembour n'est pas notre contemporain, mais encore ce ne sont point les mots de notre langue qui ont servi à ses premières jongleries. Ouvrez le divin Homère, vous y trouverez des calembours ; ouvrez Aristophane, les calembours rongent ses œuvres. Plaute, ce père spirituel de Molière, en est rempli. ”
