Princesse d'Éboli

Définition et enjeux

Gaspar Muro La princesse d'Eboli (1878)

Jusqu'à présent on n'a vu dans la princesse d'Eboli que l'intrigante et la courtisane; on l'a généralement représentée comme une femme qui, sans parler de sa beauté, fut surtout remarquable par la facilité de ses amours et l'influence qu'elle exerça. Ce n'est pas ainsi qu'il faut la juger : sa mémoire, encore plus que celle de Philippe II, réclame que justice lui soit faite. Tant que vécut Ruy Gomez de Silva, elle l'entoura de son amour et de son respect, et aucun acte de sa vie ne donna lieu alors au blâme ou au scandale.
Source : Gallica

Gaspar Muro La princesse d'Eboli (1878)

La princesse d'Eboli vivait, depuis bien des années déjà, confinée et prisonnière dans son château de Pastrana, ne correspondant qu'à de rares intervalles avec le dehors, lorsque tout à coup, et d'une façon inespérée, se présente l'occasion de pénétrer dans sa demeure et de suivre sa vie jour par jour jusqu'à l'heure de sa mort : il aurait mieux valu que les portes de la prison ne s'ouvrissent que pour livrer passage à son cercueil.
Source : Gallica

Gaspar Muro La princesse d'Eboli (1878)

Le nom de la princesse d'Eboli est universellement connu : Schiller l'a entouré d'une célébrité inespérée que M. Mignet a achevé d'établir. L'épisode des amours supposées d'Anne de Mendoza et de Philippe II est, on peut le dire, du domaine de tous.
Ce livre a donc un intérêt général ; fondé sur des documents jusqu'à présent restés inconnus, écrit avec autant de sobriété que de conscience, composé dans un esprit d'impartialité auquel chacun devra rendre hommage, il mérite l'attention de tous ceux qui s'adonnent aux études et à l'éclaircissement des problèmes historiques.
Source : Gallica

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