Edmond Joseph Louis Tarbé des Sablons

Edmond Joseph Louis Tarbé des Sablons

Résumé

Portrait de Edmond Joseph Louis Tarbé des Sablons Edmond Joseph Louis Tarbé des Sablons Drames parisiens (1875)

Pauvre femme ! dit Betzy, émue à la vue de ce désespoir. Tu as été bien dur pour elle, tout de même.
– Betzy, répondit Raphaël, cette femme disait la vérité. Je t'ai trompée hier avec elle. Mais elle est venue troubler ton repos, et je la hais maintenant pour cela. Qui te touche me blesse, car je t'aime. Si tu m'aimes, toi, tu me pardonneras, et tu oublieras.
Et, en plein boulevard, il se pencha Betzy et l'embrassa longuement au front. Mais la nuit était noire, et personne ne les remarqua.
– Pauvre femme ! répondit Betzy, dont le regard prouva à Raphaël qu'il était pardonné.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Joseph Louis Tarbé des Sablons Edmond Joseph Louis Tarbé des Sablons Drames parisiens (1875)

Eh bien, que Meygron lui montre ces lettres, et l'idole est renversée, brisée, détruite à tout jamais ! Le coeur de ce bien-aimé père est broyé dans cette chute. C'est plus qu'un désastre qui le frapperait dans le présent et dans l'avenir, c'est plus même peut-être que si tu mourais demain ! Ce sont toutes les joies de son passé qui se réuniraient pour l'écraser sous leur mensonge ; c'est le monceau des illusions perdues qui l'accablerait de son poids ; c'est sa folie au moins ; c'est sa mort peut-être !
– Mon Dieu, mon Dieu ! dit Paule en pleurant.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Joseph Louis Tarbé des Sablons Edmond Joseph Louis Tarbé des Sablons Drames parisiens (1875)

J'en étais effrayé pour lui, et quelquefois je lui reprochais de s'absorber dans cette passion unique. Je lui disais de penser à l'avenir. Si jamais un malheur arrivait ?
– Quel malheur peut-il me frapper ? me répondait Maurice en riant. Que Maryane ne m'aime plus ? Je suis bien tranquille à cet égard. Qu'elle meure ?. J'y ai pensé souvent, va, et cela ne me tourmente pas. Le jour où elle mourra, si Dieu
venait à me la prendre, j'aurais assez de courage pour l'ensevelir dans ma tendresse après l'avoir disputée à la mort, et je la suivrais bien vite, une fois le dernier soupir rendu.
Source : Gallica

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