Édouard-Xavier Gibelin

Résumé

Édouard-Xavier Gibelin L'école buissonnière (1885)

« Ah ! si nous trouvions un nid de fauvettes ! » dit Joseph. Et nous montions vers les collines, les unes arides comme les rochers de la Provence, les autres hérissées de pins dont on entendait le murmure mystérieux, et dominées par une croix aux poétiques légendes que l'on appelle la Croix des Pins.
Toute la nature se révélait à nous brin à brin ; nous y faisions des découvertes qui nous transportaient de joie, car la flore d'Aups est bien séduisante au mois de mai.
Source : Gallica

Édouard-Xavier Gibelin L'école buissonnière (1885)

Les perles fines de l'aiguail (1) étaient suspendues aux feuilles ; l'églantier, le genêt nain, la clématite, les plantes sauvages qui viennent çà et là sur les coteaux, tout renaissait avec délectation dans la lumière du bon Dieu ; tandis qu'au fond, le rideau blanc des Alpes neigeuses semblait flotter dans cette douce vapeur lumineuse et azurée qui fait le charme des ciels de Provence.
Mais de la chapelle même, le paysage est encore à souhait pour ceux qui aiment les vastes perspectives, les visées larges et profondes, les échappées sans fin.
Source : Gallica

Édouard-Xavier Gibelin L'école buissonnière (1885)

Ceux qui portaient le corps marchaient en avant, ensuite venaient le gros des parents et des amis, qui parlaient à voix basse et raisonnaient sur ce terrible événement. Catherine suivait au milieu des femmes, et soutenue par Pierron. J'oubliais de vous dire que Méda, la chienne de Jacques, suivait pas à pas le corps de son maître, qu'elle avait gardé fidèlement, la pauvre béte ! Tout à coup, comme nous n'étions plus guère qu'à deux portées de fusil de la ville, Méda
fit un bond et sauta hors du chemin en aboyant avec furie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature