Heinrich Heine,
Poëmes et légendes
“ Sur la tombe de l’amour croît la fleurette de paix, c’est là qu’elle s’épanouit et c’est là qu’on la cueille, mais elle ne fleurira pour moi que quand je serai mort. Ils sont là maintenant ces lieder qui, jadis, comme un fleuve de lave surgissant de l’Etna, s’échappaient de mon âme profonde en lançant autour d’eux de claires étincelles. Ils sont là silencieux, semblables à des morts, raidis par la froidure et pâles comme la brume. Mais que l’esprit d’amour vienne à planer sur eux, alors leur ancienne ardeur se ranime. ”
