Étienne Moulin,  Le docteur Moulin, chirurgien du Lycée impérial Saint-Louis… (1865)

“ MESSIEURS,
Quelle témérité à moi d'oser vous parler musique, moi qui ne joue d'aucun instrument et ne chante tout au plus que comme le commun des martyrs ! Du reste, un médecin peut-il jamais être réellement musicien, lui qui, par sa profession, en effet, est trop sérieux pour apprendre à moduler des sons agréables, lui, trop attristé des maux de ses semblables pour se livrer à un exercice aussi joyeux !
”
Source : Gallica

Étienne Moulin,  Le docteur Moulin, chirurgien du Lycée impérial Saint-Louis… (1865)

“ Toutefois, j'ai dit, pour mieux me faire excuser encore, que, quoique je ne fusse pas musicien, j'adorais la musique comme étant pour moi le plus vrai langage de l'esprit et du cœur; aussi ne terminerai-je pas ces longues considérations sur la respiration, la formation de la voix et du chant sans rendre un hommage éclatant à la musique, à cette incomparable traduction de toutes nos sensations, à cette poésie de la pensée, ainsi que, du reste, je l'ai déjà fait ailleurs 1. ”
Source : Gallica

Étienne Moulin,  A MM. les électeurs du 10e arrondissement de Paris…

“ Arrière, hommes égoïstes et d'argent, qui s'açrifieriez tout le monde à votre seul intérêt, si vous n'aviez besoin qu'il restât encore quelqu'un pour vous lire et surtout, pour vous payez ! Nous n'avons qu'un jour, un seul jour où nous puissions faire entendre le cri de notre conscience; aujourd'hui, mais aujourd'hui seulement, notre règne, règne de désintéressement et de vraie liberté, demain et pour longtemps, ensuite, vous reprendrez votre sceptre d'or !
En ce jour solennel, en effet, mes chers collègues, la France nous appartient et n'a d'espoir qu'en nous
”
Source : Gallica

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