Mme Georges Renard

Résumé

Mme Georges Renard Perdue en Afrique (1939)

On ne voyage pas comme on veut, dans la brousse ! Certains chemins dévient, et il faut quand même les suivre, sous peine de déboucher dans des fourrés si épais que le passage devient impossible et qu'on risque de tomber sous la dent des grands carnassiers. D'Estissac et Baudruche le savaient : ils l'avaient appris à leurs dépens, depuis qu'ils s'enfonçaient dans les forêts vierges, et ils avaient appris également à connaître la sagacité des noirs, leur adresse à trouver la route d'après les moindres indices, leur astuce pour éviter les mauvaises rencontres.
Source : Gallica

Mme Georges Renard Perdue en Afrique (1939)

Baudruche s'exclama :
— Et notre captif! Notre captif, que j'oubliais... Ah ! diable ! il s'est endormi si lourdement que je ne puis le réveiller! Et Touquin, — bonne bête ! — voyant que nous ne lui disions rien, a jugé que la consigne était de se taire, et il se taisait !
D'Estissac, voyant la stupeur du lieutenant, lui donna tout de suite la clef de l'énigme :
— Hélas ! Monsieur, nous sommes quatre et non pas deux ! Mon chien d'abord, qui pour l'intelligence et le cœur vaut une personne. Puis un nègre, que nous avons enlevé afin de le soustraire à une mort barbare...
Source : Gallica

Mme Georges Renard Perdue en Afrique (1939)

Prompts comme la foudre, les deux hommes et le chien bondirent de la voiture. Baudruche tombait sur un des bourreaux, Touquin sur l'autre et les envoyaient rouler à terre. Pendant ce temps, d'Estissac, dont la force était herculéenne, empoignait le supplicié sous les bras, l'arrachait d'une violente secousse à sa gaine de terre et remontait avec lui dans l'auto. Tout cela avec une rapidité telle que tous se trouvaient réunis dans la voiture électrique avant qu'on pût les en empêcher. L'auto crachait toujours les étincelles et le feu. Vivement, on démarra en pleine foule...
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature